Ta déjà rigolé, a en avoir mal au ventre, tout seul, comme un con devant un magasine? Moi oui, grâce a ce qui suit.
AMIS SKIEURS. LA COMMUNAUTÉ
Mainstream frappe encore. Toi, l'ambassadeur du bon goût, qui pratique chaque jour l'esthétique et l'amour tu risques de rencontrer dans nos villes plus ou moins grandes des hordes impies habillées bizarre et voyant, à la coiffe gâchée eu martyrisée, qui bouge par à-coups sur la rythme trop rapide d'un bruit appelé Mondoteck.
Attention, ce n'est pas ici un jugement de valeur que Ton magasine de sport préféré te propose. Chacun ale droit de kiffer ce qu'il vent quand il veut. Mais là, quand même, ça fait mal. Et puis je vois pas comment le skieur va pouvoir pratiquer cette nouvelle discipline du dancefloor (ou pas d'ailleurs) avec une paire de Black Crown au pied. J'ai essayé aux Grand Montets, l'hôpital de Chamonix n'avait jamais vu des ligaments aussi croisés.
Pourtant une question se pose vu l'amour que pouce Camille Jaccoux à la couleur fluo. Black Crows est-il un ski Tecktonik ? Chacun pourra trouver sa propre réponse eu les testant sur le parvis de la Défense à Paris où se regroupent tous les mercredis ou samedis après-midi (le Tecktonik est jeune) les teams Tecktonik aux noms souvent ridicules mais intelligents. La Pireteam, la Babiestek se rejoint aussi tous les samedis dans une discothèque très cottée de la région parisienne, le Métropolis à Rungis, pour les soirées Tecktonik killer où les baffles surie ring central font rage, jusqu'à désigner le gagnant du championnat,de France de Tecktonik, gagnant vénéré à jamais qui risque de passer sur tf1ou M6 dans deux ans sur tes émissions préférées que tu n'as jamais regardées. De plus, leur manière de se mouvoir, espèce de melting pot entre danse urbaine ne clubbing, fait mal aux yeux et aux membres. C'est pas très joli, et c'est trop. Le tecktonik en fait trop.
Si l'on écoute les créateurs de ce mouvement (très bons marqueteurs), on peut se prendre une vraie crise du rire. Alors Techonnik « ça vient du l'entrechoc du son du nord et du son du sud comme une tectonique des plaques », Euh... quels sons du Nord? Quels sons du Sud? L'histoire de la musique électronique ne supporterait pas ces raccourcis à la con. « C'est un mélange des styles des 20 dernières années » euh...heureusement que non. Le « Jumptyle »ou le « Hardstyle » n'a pas pruisé ses codes dans les No Wave New-Yorkaises des années 80 que je sache. Finalement, la Tecktonik survole juste les versions ultra-popu des styles qui omnibulent à coups de belles pubs les adolescents des banlieues se rattachant à ce que leur donnent à bouffer les médias qui marchent le mieux telsTF1 et NRJ. Entre le gothique léché, et l'électro que distille les pires boîtes de nuit en province, le gars qui a créé le mouvement a dû se dire: « putain, on va faire du chiffre ! ». Le nom Tecktonik étant déposé depuis 7 ans par un mec qui na sera je pense jamais ton meilleur pote. Fringues dégueulasses, hits radios franchement durs à écouter,boissons énergisantes, cette culture de masse attaque grave le porte-monnaie de nos têtes blondes qui vont se teindre en violet fluo et mèches vertes radioactives.
Bon, c'est peut-être en peu prétentieux de parler comma ça d'un style qui fédérés pas mal de jeunes d'aujourd'hui. Finalement, le seul truc bien là-dedans est justement le phénomène de « mouvement que cela crée ». C'est vrai que l'on n'avait pas vu depuis longtemps autant de djeunes de se retrouver sous une même bannière. Mais s'il vous plaît, pas celle-là ! Ça fait quand même peur non? Entre un président qui posa des magnums de Dom Pérignon tous les samedis au VIP Room et une jeunesse qui s'aseptise dans des codes à l'opposé du beau. Où va-t-on ?
Continuons a skier.